Réseaux sociaux chinois (1) – Tout le monde est content

Réseaux sociaux chinois (1) – Tout le monde est content



Au Japon, le marché reste aujourd’hui encore dominé par le leader local – Mixi, un réseau social plutôt fermé. L’inscription se fait par le biais de l’invitation d’une personne déjà inscrite. Un mode de fonctionnement hérité entre autres des nombreux siècles de fermeture qu’à connu le pays dans son histoire.

En chine, les choses sont plus claires.  Les sites occidentaux n’ont pas les faveur du gouvernement. Il n’y a d’ailleurs pas si longtemps, les activités de Google ont de nouveau été bloquées par le contrôle de l’information. Face à la grande muraille virtuelle de l’Etat, de plus en plus d’investisseurs étrangers baissent les bras. Facebook n’a ainsi aucune chance de pénétrer sur le marché chinois. Bien que protégée, la place n’est pas libre. Comme dit le dicton : le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Kaixin et Renren : leaders des medias sociaux chinois

Kaixin (开心) - content, heureux 开心网

Lancé en 2007 par l’ex-vice-directeur du groupe Sina (新浪), sous l’étrange nom de domaine kaixin001.com, Kaixin a connu un succès rapide. On dénombrait fin 2009 plus de 40 millions d’utilisateurs sur le réseau à un rythme de plus de 200 milles nouvelles inscriptions par jour. Kaixin fait de fait parti du top 100 des sites mondiaux en termes de trafic journalier (source: Alexa Rank).

Renren (人人) – tout le monde

Créé en 2005 par des étudiants sous le nom Xiaonei (校内), le site communautaire fut racheté par le groupe QX en 2009 , après une tentative ratée de concurrence déloyale sur Kaixin (rachat du nom de domaine kaixin.com). Pour clore l’affaire, le groupe QX rebaptisa Xiaonei en Renren.

Aujourd’hui le faux Kaixin (kaixin.com) existe toujours, avec une apparence identique à Renren. Les internautes chinois lui ont depuis attribué le nom « Kaixin villageois » pour se moquer des pratiques douteuses du groupe QX. Ci-dessous les deux sites : Renren (à gauche), Kaixin villageois (à droite)

Renren Kaixin

Situation actuelle des réseaux sociaux chinois

Depuis leur naissance et développement rapide en 2008, les réseaux sociaux chinois sont aujourd’hui confrontés à des défis majeurs. Manque de créativité et de nouveautés, les réseaux sociaux Kaixin et Renren voient leur audience diminuer. De plus, de plus en plus entreprises coupent la connexion à ces sites sous prétexte de la baisse de productivité des employés toujours plus nombreux à jouer en ligne sur les sites communautaires pendant les heures de travail.

Particularité des réseaux sociaux chinois

Contrairement à facebook, l’activité des pages fan est moins libre sur les réseaux sociaux chinois. Là où il suffit de créer librement une page fan avec son compte personnel pour promouvoir un site ou blog personnel sur Facebook, il faut contacter le personnel du site en fournissant les papiers d’identité nécessaires et attendre la validation de la part du site communautaire. Enfin les réseaux sociaux chinois sont de manière générale plus contrôlés que Facebook. Ces difficultés ont découragé beaucoup de gens et sociétés lors de la création d’une page fan, mais reflètent belle et bien la situation particulière de la Chine.

Tout comme Facebook, les principales recettes des réseaux sociaux chinois proviennent de la publicité en ligne. Renren propose un encart publicitaire en haut du site ; Kaixin a choisi de mettre les pubs dans les applications et les jeux en fournissant un interface plus propre aux yeux des utilisateurs.

Pub Kaixin

Chouchous de l’État (bien que tout de même soumis à la censure Internet chinoise) Kaixin et Renren restent aujourd’hui les principaux bénéficiaires des juteux SNS (Social Network Services) chinois. Et mis à part la grogne de quelques milliers d’internautes, tout le monde est content. A commencer par Renren et Kaixin!

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